KEYTRUDA® NOUVELLEMENT approuvé comme option de traitement périopératoire pour le CETEC avec un CPS ≥ 1
octobre 27, 2025
Swissmedic a autorisé KEYTRUDA® pour le traitement des patient(e)s éligibles atteint(e)s d’un CETEC avec un CPS ≥ 11
KEYTRUDA® est donc désormais disponible pour le traitement du CETEC dans les indications suivantes:1
NOUVEAU: Dans le cadre d’un schéma thérapeutique périopératoire pour les patient(e)s éligibles atteint(e)s d’un CETEC résécable localement avancé (CPS ≥ 1)
1L thérapie combinée dans le CETEC avancé
KEYTRUDA® est indiqué en monothérapie dans le traitement néoadjuvant du carcinome épidermoïde de la tête et du cou (CETEC) résécable localement avancé chez les adultes dont les tumeurs expriment PD-L1 avec un CPS ≥1, successivement en adjuvant en association avec une radiothérapie (RT) avec ou sans cisplatine, puis en monothérapie.1
L’étude Keynote-689 n’était pas conçue pour analyser et évaluer séparément l’efficacité de KEYTRUDA® dans les phases de traitement néoadjuvant ou adjuvant. Le traitement adjuvant additionnel par KEYTRUDA® était associé à une toxicité supplémentaire par rapport à la phase de traitement néoadjuvant seule.1
KEYTRUDA®, en association à une chimiothérapie à base de sels de platine et de 5-fluorouracile (5-FU), est indiqué dans le traitement des adultes atteints d’un carcinome épidermoïde de la tête et du cou (CETEC) récidivant, ne pouvant faire l’objet d’un traitement curatif, localement avancé ou métastatique et qui exprime PD-L1.1
KEYTRUDA® est indiqué en monothérapie dans le traitement du CETEC récidivant, ne pouvant faire l’objet d’un traitement curatif, localement avancé ou métastatique chez des adultes traités précédemment par une chimiothérapie à base de sels de platine et dont la tumeur exprime PD-L1 avec un TPS ≥50%.1
Le carcinome épidermoïde de la tête et du cou (CETEC) localement avancé et résécable représente une maladie grave, pour laquelle seuls des progrès thérapeutiques limités ont été réalisés au cours des dernières décennies. Le Standard of Care (SOC) actuel consiste en une résection chirurgicale, suivie d’une radiothérapie, avec ou sans administration concomitante de cisplatine.2
La nouvelle option thérapeutique autorisée, associant KEYTRUDA® en traitement périopératoire au SOCᵃ, chez des patient(e)s atteint(e)s d’un CETEC résécable localement avancé avec un CPS PD-L1 ≥ 1, a montré, dans l’étude KEYNOTE-689, à une amélioration statistiquement significative de l’EFS et du mPR, ainsi qu’à une tendance positive sur l’OS² par rapport au SOCᵃ seul.2
Le protocole KEYNOTE-689 est recommandé dans les lignes directrices du NCCN.3
Étude d’autorisation KEYNOTE-689: sous KEYTRUDA® + SOCa vs SOCa seul.
30 % de réduction du risque d’événement EFS (progression, récidive ou décès) avec KEYTRUDA® en périopératoire + SOCa chez les patient(e)s avec un CPS ≥ 1 lors de l’IA1 après un suiv médian de 38.3 mois (intervalle: 9.0 – 66.5) (critère primaire)2 Statistiquement significatif HRc = 0.70 (IC à 95 %: 0.55 – 0.89), pd = 0.003 (bilatéral)
Tendance positive de l’OS chez les patient(e)s avec un CPS ≥ 1 lors de l’IA1 après un suivi médian de 38.3 mois (intervalle: 9.0 – 66.5) (critère secondaire)2 28 % de réduction de du risque de décès avec KEYTRUDA® périopératoire + SOCa pour un CPS ≥ 1 HR = 0.72 (IC à 95 %: 0.56 – 0.94)
Différence statistiquement significative de la mPRe chez les patient(e)s avec un CPS ≥ 1 lors de l’IA1 après un suivi médian de 38.3 mois (intervalle : 9.0 – 66.5) (critère secondaire)2 Le mPR était de 9.8 % (IC à 95 %: 6.9 – 13.4) avec KEYTRUDA® + SOCa vs 0 % (IC à 95 %: 0.0-1.1) avec SOCa seul. La différence estimée de mPR entre les traitements était de 9.8 % (IC à 95 %: 7.0 – 13.3; p < 0.001, selon la méthode de Miettinen et Nurminen).
Profil de sécurité constant2 Le profil de sécurité correspondait aux profils de sécurité connus des différentes thérapies et aucun nouveau signal de risque n’est apparu.2
a. SOC = chirurgie et radiothérapie adjuvante avec ou sans cisplatine concomitant. b. L’EFS, évalué par le BICR selon RECIST v1.1, a été défini comme la période comprise entre la randomisation et la première survenue de l’un des événements suivants: progression de la maladie excluant une intervention chirurgicale définitive, progression locale ou distante de la maladie, récidive ou décès de quelque cause que ce soit. Une deuxième tumeur maligne primaire n’a pas été considérée comme un événement EFS. c. Sur la base du modèle de régression de Cox avec la méthode d’Efron pour traiter les associations avec le traitement comme covariable, stratifié selon la localisation primaire de la tumeur et le stade tumoral. d. Le protocole spécifiait la mention des valeurs de p unilatérales; valeur de p unilatérale basée sur le test du log-rank, stratifiée selon la localisation de la tumeur primaire et le stade tumoral. Comparé à la limite de valeur de p unilatérale de 0.0124 dans la population CPS ≥ 1; conformément aux directives de la revue, les valeurs de p bilatérales sont rapportées. e. La mPR, évaluée par le BIPR, a été définie comme ≤ 10 % de carcinome épidermoïde invasif résiduel dans la préparation de résection primaire et dans tous les ganglions lymphatiques régionaux prélevés.
Veuillez noter que le remboursement par les caisses-maladie de KEYTRUDA® dans l’indication nouvellement autorisée est encore en suspens. L’inscription de cette indication sur la liste des spécialités (LS) de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) constitue pour nous une priorité.
Plus d’informations sur les options thérapeutiques de KEYTRUDA® dans le CETEC
Le traitement du cancer peut être très complexe. Toute nouvelle thérapie peut susciter des questions, des craintes et des incertitudes. Le site web keytruda.ch pour les patientes et patients vise à répondre à la demande d’informations et de conseils. Il résume, dans un langage simple et compréhensible, les connaissances essentielles relatives au traitement par KEYTRUDA®.
En raison de l’augmentation constante du nombre d’indications de KEYTRUDA® autorisées par Swissmedic, il est difficile de savoir quelles indications sont remboursées et si des limitations supplémentaires de la liste des spécialités doivent être prises en compte.
Le nouveau site Internet fournit des informations détaillées sur l’immunothérapie sous forme d’articles, de vidéos et même d’une série de podcasts à écouter en déplacement et répond ainsi aux questions les plus fréquemment posées par vos patient(e)s.
Abréviations:
1L: première ligne; 2L: deuxième ligne; AJCC: American Joint Committee on Cancer; BICR: examen central indépendant en aveugle (blinded independent central review); BIPR: examen pathologique indépendant en aveugle (blinded independent pathology review); CETEC: carcinome épidermoïde de la tête et du cou; CPS: Combined positive score; EFS: surive sans événement (event free survival); HNSCC: carcinome épidermoïde de la tête et du cou (head and neck squamous cell carcinoma); HR: Hazard Ratio; IC: intervalle de confiance; i. v.: intraveineux; mPR: réponse pathologique majeure (major pathological response); NCCN: National Comprehensive Cancer Network; OS: survie globale (overall survival); PD-L1: ligand 1 de la mort cellulaire programmée (programmed cell death ligand 1); RECIST 1.1: Response Evaluation Criteria In Solid Tumors 1.1, RT: radiothérapie; SOC: Standard of care.
Conception de l’étude:
L’étude KEYNOTE-689 était une étude de phase III randomisée, active-contrôlée et ouverte (ClinicalTrials.gov, NCT03765918). Elle a évalué KEYTRUDA® comme thérapie néoadjuvante, suivie, après chirurgie, d’une association avec la radiothérapie standard (avec ou sans cisplatine) comme thérapie adjuvante, et enfin comme thérapie d’entretien chez des patient(e)s non préalablement traité(e)s présentant un carcinome épidermoïde de la tête et du cou (CETEC) résécable et localement avancé, au stade III ou IVA nouvellement diagnostiqué. Les patient(e)s (n = 714) ont été randomisé(e)s selon un ratio 1:1 dans deux bras d’étude. Bras A (n = 363): Phase néoadjuvante: KEYTRUDA® 200 mg i. v. toutes les 3 semaines, 2 cycles ; après l’opération: phase adjuvante avec KEYTRUDA® 200 mg i. v. Q3W (3 cycles) + radiothérapie ± cisplatine (100 mg/m² i. v., Q3W, 3 cycles), suivie de KEYTRUDA® 200 mg i. v. Q3W jusqu’à 12 cycles. Bras B (n = 351): Opération ; phase adjuvante: radiothérapie ± cisplatine (100 mg/m² i. v., Q3W, 3 cycles). Critères principaux d’inclusion: Âge ≥ 18 ans ; diagnostic histologiquement confirmé d’un carcinome épidermoïde résécable non métastatique (1. stade III oropharynx p16-positif (T4, N0–2, M0)* ; 2. stade III ou IVA oropharynx p16-négatif* ; 3. stade III ou IVA larynx/hypopharynx/cavité buccale ; adapté à une chirurgie primaire selon la décision de l’investigateur et la pratique locale) ; ECOG PS (0 et 1). Critère principal d’efficacité: Survie sans événement (EFS): définie comme la période allant de la randomisation à la première survenue de l’un des événements suivants (progression de la maladie excluant une intervention chirurgicale définitive, progression locale ou distante de la maladie, récidive ou décès de quelque cause que ce soit. Une deuxième tumeur maligne primaire n’a pas été considérée comme un événement EFS), évaluée par un examen central indépendant en aveugle selon RECIST v1.1 (BICR). Critères secondaires d’efficacité: Survie globale (OS): définie comme la période allant de la randomisation jusqu’au décès, quelle qu’en soit la cause ; Réponse pathologique majeure (mPR-Rate): définie comme ≤ 10 % de carcinome épidermoïde (SCC) invasif résiduel dans la pièce de tumeur primaire réséquée et dans tous les ganglions lymphatiques régionaux prélevés (évaluée à l’aveugle par un pathologiste indépendant)². * Classification selon les AJCC Staging Guidelines, 8ᵉ édition.⁴
Références:
Information professionnelle de KEYTRUDA® (pembrolizumab), www.swissmedicinfo.ch, dernier accès le 06.10.2025.
Uppaluri R, et al. Neoadjuvant and Adjuvant Pembrolizumab in Locally Advanced Head and Neck Cancer. N Engl J Med 2025;393:37-50. DOI: 10.1056/NEJMoa2415434.
Califano J, Lydiatt WM, Nehal KS, et al. Cutaneous squamous cell carcinoma of the head and neck. In: AJCC Cancer Staging Manual. 8th ed. Springer; 2017:171 – 181.
En cas de besoin, des copies des publications d’études peuvent être demandées àdpoc.switzerland@msd.com.
Avant de prescrire, veuillez consulter l’information professionnelle complète publiée sur www.swissmedicinfo.ch.